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Большой плот понесся еще быстрее, ""словно торопя развязку. Только захват "Краткое содержание войны и мира том 1 часть 1"жуткого всадника мог бы ""упокоить его тогда можно было бы ""устранить опасность, которая так пугала. Старого охотника ""утешало только то, что сам он ""остался незамеченным. Робладо узнал, что Каталина ненавидит его и любит ""кого-то другого. Мрачный, нахмуренный, ""он оставался безмолвным. С одной стороны, ему представились плантации, ""рабы, богатство, положение в обществе, ""с другой бедность, которая казалась гибелью. Но когда останки убрали, под ними оказалась свежая, недавно насыпанная земля, и лишь тонкий слой ее покрывал сокровища. Они находились в самом центре Шестого ""флота и могли если бы только знали, как пользоваться захваченным оборудованием, уничтожить Вашингтон. Я ""вышел к тому месту, откуда ушел, я снова очутился ""на той же поляне! То есть ""придется раскрыть карты. С его организмом все в полном порядке. Как правило, ""им удавалось этого добиться, и все же мир был слишком велик даже для таких, как Чиун. Мне казалось, что изжарить ""его будет надежнее, чем заморозить, несмотря на то, что Источник Силы сделал для него. Шмирнов поднял голову на самую "Музыка скачать драм басс"большую высоту, которую ""допускали его шея и потолок пещеры, и ""оглянулся в поисках обещанных даров, словно нетерпеливый ""ребенок. Возможно, я и сам выступлю на общем собрании. сказал Друэ, повернувшись к Маку. Юноша присел на единственный в комнате стул, вытянув "Скачать игры на компьютер фермы"израненную ногу. Но, впрочем, она простояла замурованной немалое время. По ухваткам он напоминал индейца, но с "Скачать каталог игр торрент"индейцами мы были в мире. С первого же взгляда я понял, что "Песню шатунова детство детство скачать"попал в руки разнузданного сброда. Оба могли теперь свободно обмениваться разными соображениями и советами, и "Скачать на телефон nokia 5228"они принялись толковать о своем положении. Держи выше голову, и, может быть, Плутон угостит тебя кукурузой на завтрак. Стоило ли терять силы на "Бланк договор скачать"греблю, если все равно движешься так медленно! Капитан немного знал этот язык, так как постоянно общался с креолами. |
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Le Blog de Michel del Castillo
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DONNA LEON, la Madone des bobos. |
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L'an dernier, une amie bibliothécaire, Danielle, me faisait découvrir les romans de Dona Leon, américaine vivant depuis plus de vingt ans à Venise. Séduit autant par ces policiers bien agencés que par l'évocation d'une ville que j'aime passionnément, cette Venise trouble et fastueuse, je dévorai tous ses livres, admirant la solide construction des intrigues, la ferme peinture des personnages -le commissaire Carlo Brunetti, sa femme, Paola, leur fille et leur fils, jusqu'aux personnages secondaires, l'insupportable vice-questeur Patta, supérieur hiérarchique du commissaire, un arriviste de la pire espèce; l'élégante signorina Elletra, leur secrétaire, vestale de l'informatique; dix autres campés avec justesse. J'ai savouré les mille détails de la vie quotidienne des Vénitiens, la description des différents quartiers, l'évocation sans complaisance d'une Italie gangrenée par la corruption. Séduit, je n'étais pourtant pas convaincu. Les livres étaient réussis, ils se lisaient avec entrain. Quelque chose manquait, mais quoi ? Voulant en avoir le cœur net, j'ai repris cet été tous les romans de Donna Leon. Très vite, j'ai compris ce qui causait mon insatisfaction. Toutes les intrigues reproduisent le même schéma: invariablement les assassins appartiennent à la classe dirigeante, nobles corrompus, industriels douteux, politiciens véreux, bigots hypocrites et vicieux, militaires factieux, magouilleurs vêtus de cachemire et de soie, spéculateurs sans scrupules, banquiers louches, j'en passe; invariablement aussi, les humbles y sont les victimes innocentes des turpitudes des puissants. C'est un monde en noir et blanc.
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SIMENON, un Balzac des âmes perdues. |
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Vers 1951, à Huesca, je découvrais les romans de Simenon que je lisais avec une voracité hallucinée dans l'une ou l'autre de ces pensions de famille où la misère me déposait, sans m'interroger sur leur facture, sans même prêter attention à l'intrigue; je ne l'ai jamais quitté depuis, relisant chaque année cinq ou six de ses livres, toujours avec la même fascination. Cet été encore, (c'était en juillet, il pleuvait souvent), j'ai repris de manière systématique tous ses livres ainsi que trois biographies dont celle, exhaustive et lucide, de Pierre Assouline. Venant de relire les polars de Dona Léon, je voulais mesurer la distance qui sépare l'artisan habile de cet écrivain, l'un des plus grands du XX° siècle. Lorsque je l'ai découvert, j'étais un jeune homme famélique et désespéré. Désespéré au sens propre, sans la moindre nuance romantique, à bout d'espoir tout simplement. Quittant une pension de famille sinistre pour une autre plus triste encore, je m'enfonçais jour après jour dans cette médiocrité vertigineuse qui était l'essence du franquisme, sans que je veuille expliquer mon naufrage par la médiocrité ambiante, puisque le régime n'était en rien responsable de mon abandon. Simplement, le national-catholicisme dolent et inquisiteur renforçait ce sentiment de déracinement qui me rendait étranger à ma vie. Dire que j'étais seul serait un euphémisme, car je me trouvais au-delà de la solitude, dans une déréliction résignée dont me sauvait un orgueil inexpugnable. Dans ces romans denses, serrés, d'une force terrible, je rencontrais d'abord mes jumeaux, ces jeunes apatrides qui s'agglutinaient dans la cuisine de leur pension, étalant leurs livres sur la table, mettant leurs pieds sur le poêle ou le four de la cuisinière comme je posais les miens au bord du brasero. Je reconnaissais leur solitude égarée, leur désespoir muet, leur besoin d'un peu de chaleur, de l'illusion d'une famille, leur intraitable orgueil qui les faisait refuser l'assiette de soupe que l'hôtesse leur proposait. Ils se raidissaient, écartaient cette pitié dangereuse, savourant avec volupté la honte de leur misère. S'il leur arrivait de tuer, le crime et ses circonstances retenaient à peine mon attention, indifférence qui répond à la question que je me posais au sujet de l'américaine, engluée dans ses enquêtes manichéennes.
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JUAN MARSE, LA CONSECRATION. |
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Ceux qui s'imaginent que les écrivains barbotent dans un marigot de jalousies mesquines, je ne dirai pas qu'ils se trompent absolument. Mais certains artistes s'éprennent d'une œuvre au point de l'assimiler et de l'incorporer à leur être profond. Leur succès les réjouit autant, peut-être plus, que le leur. C'est mon cas avec les livres de Juan Marsé, le plus grand sans conteste des romanciers espagnols vivants, le plus poétique, le plus rêveur, le plus minutieux et le plus précis. D'un étroit quartier de Barcelone, le Guinardo, Gracia jusqu'à la place de Lesseps, Monte Carmelo, sur les pentes du Tibidabo, il a su, dans une chronologie resserrée, celle de l'après-guerre civile, faire un univers d'un réalisme méticuleux et pourtant onirique, habité de personnages d'une présence tout à la fois indécise et irréfutable. Une œuvre d'autodidacte bâtie en dehors des modes et des écoles, qui ne doit rien aux prescriptions universitaires, aux dictatures intellectuelles, une œuvre d'une liberté magnifique.
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J’avais consacré un papier au juge Garzón, devenu star juridique en poursuivant partout dans le monde les fascistes et les dictateurs. Revêtu de la blanche armure de Chevalier des Opprimés, il parcourait la planète pour s’adonner à la chasse au tyran, sport très noble, très absorbant, et qui, pratiqué avec assiduité, laisse peu de temps à l’exercice de la justice ordinaire. On admettra que les querelles de bornage ou les batailles d’héritage manquent de panache, sans compter qu’elles retiennent moins l’attention des télévisions que les gémissements des victimes et les pleurs des orphelins. On ne devient pas une star en restant assis dans un bureau, le nez plongé dans des dossiers mesquins. Sa dernière foucade avait été d’inciter au déterrement des victimes du franquisme, à ouvrir des fosses, à compter et ranger des os, à reconstituer des cadavres, à diriger une immense danse des Morts, très buñuelienne. J’avais exprimé mon écoeurement devant ce spectacle macabre et protesté contre le mépris affiché par le magistrat pour le Droit, un dédain lourd de dangers sous ses airs de gauchisme tonitruant qui lui valait les applaudissements de tous les antifascistes de salon. Pour justifier ce vaste opéra macabre, le juge avait dû tordre la Loi. Qualifier de « crime contre l’humanité » les seules exactions franquistes en ignorant celles commises par « les révolutionnaires », c’était un tour de passe-passe juridique, - la notion et la définition de crime contre l’humanité étant par ailleurs postérieures à la guerre civile, le délit ne pouvait pas être retenu, ce qui rendait l’opération illégale.
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NOUVEAU SITE, TRES VIEILLES OBSESSIONS. |
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J’inaugure un site conçu par un jeune graphiste de talent, Cédric Dimier, site plus accessible et plus convivial, je l’espère, pour mes lecteurs, d’un maniement facile pour l’idiot informatique que je suis. Site rénové mais vieilles obsessions : je poursuis en effet ma réflexion autour des attaques auxquelles je répondais dans mon précédent blog, visant mon livre sur Franco. Je ne le fais pas dans une intention polémique puisque les méthodes de mes contradicteurs rendent vaine toute polémique, telle du moins que la France, pays essentiellement littéraire, l’a codifiée au long des siècles. Je veux, ainsi que je le fais depuis des années, m’interroger sur la nature de la croyance idéologique, thème ayant inspiré plusieurs de mes romans, de La Nuit du Décret à La tunique d’infamie, et qui, tel un fil rouge, traverse ma vie, court tout au long de mes livres.
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